Médecine
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Médecine connectée : imaginons ! La suite

Médecine connectée – La proposition dont je vous entretenais dans mon précédent article n’est qu’une des facettes du diamant. Allons plus loin encore.

Médecine connectée : Imaginons la suite

Pour rappel : notre patient, Monsieur Durand, sans maladie particulière, est maintenant suivi depuis quelques années. Il a ainsi espacé ses visites chez son médecin traitant et les analyses et vérifications diverses ont été saisies dans le système. Même sa température un peu en dehors de la norme est maintenant documentée depuis longtemps. Il va bien et cela n’a aucune incidence sur lui.

Toutes les semaines il branche ses appareils et les informations remontent. Il a eu une grippe il y a un an, bien soignée en toute tranquillité chez lui, mais là il se connectait tous les jours. Il surveille son cholestérol et fait un peu d’exercice.

Mais ce matin il ne se sent pas très bien. Au réveil il se sentait les jambes lourdes, le souffle court, et envahi par une grosse fatigue. D’un caractère fort, il se lance pour sa journée avec son rituel matinal bien rodé. Mais ça ne passe pas.

Pire ! Plus il bouge, moins ça va. Il se dit qu’il faudrait peut-être contrôler tout ça. Il s’équipe et lance le diagnostic. À la fin de l’analyse l’appareil a fait son bip habituel.

Quelques minutes plus tard, son téléphone sonne, c’est son médecin traitant :

  • Bonjour Monsieur Durand, comment vous sentez-vous ce matin ?
  • Pour tout vous dire pas très bien. Je viens d’effectuer un contrôle avec la mallette.
  • Vous avez très bien fait. Et effectivement, je viens de recevoir l’alerte. Il y a quelque chose qui cloche mais je suis loin de mon cabinet en visite chez un patient. Les pompiers sont alertés. Ils arrivent avec une ambulance. Ne vous inquiétez pas de trop car je ne vois pas d’indication grave. Mais, tout de même, je préfère que vous fassiez quelques examens un peu plus poussés. Je passe vous voir à l’hôpital dès que j’ai terminé ma tournée. A tout à l’heure.

Effectivement, quelques minutes plus tard ça sonne à la porte et ce sont les pompiers. Ils rentrent avec leur attirail habituel et commencent les premières vérifications. Mais c’est plus rapide que dans son souvenir. Effectivement, sur une tablette tactile, le responsable d’équipe a toutes les informations de Monsieur Durand. Ils refont une mesure avec sa mallette tout en contrôlant avec les leurs aussi.

L’incident se confirme, ils décident d’embarquer Monsieur Durand pour l’hôpital pour que des tests plus importants soient effectués.

Dans le camion, les pompiers sont détendus, ce qui rassure Monsieur Durand. Ils surveillent « ses constantes » mais tout le monde est calme. Il y en a un qui est en relation avec l’hôpital. Il donne le numéro de compte de télésurveillance de Monsieur Durand à son interlocuteur.

Une fois à l’hôpital tout va très vite, mais aussi très calmement. Il n’y a pas l’excitation et les milliers de questions que Monsieur Durand avait en souvenir. Un interne avec une tablette à la main l’accueil et savait déjà tout de lui, y compris sa différence de températures et ses traitements. Il a effectué une vérification normale mais la liste des tests complémentaires était déjà prête. Tout est allé rapidement. Monsieur Durand était tellement impressionné qu’il en a oublié sa condition. 

L’urgence ressemblait plus à une intervention programmée. Chacun savait déjà ce qu’il avait à faire et à chaque étape Monsieur Durand avait l’impression qu’on savait tout de lui. 

Mais c’est exactement ça. À l’aide du service santé de Monsieur Durand, les pompiers ont agi plus rapidement et efficacement sans faire de geste inutile car ils avaient déjà une information fiable, médicale. L’interne de l’hôpital, informé avant même l’arrivée de l’ambulance des pompiers, avait regardé le dossier et préparé son action en alertant les autres services concernés.

Prise en charge plus rapide, pas de test inutile, meilleure organisation du service, dossier qui suit le patient partout où il va. Et, plus de calme et de sérénité propice à une meilleure intervention et à un meilleur rétablissement du patient.

Au final, Monsieur Durand ne passa qu’une nuit à l’hôpital car on savait que le suivi quotidien qu’il ferait de chez lui serait suffisant. Son médecin traitant regardera les résultats tous les matins. 

Moins de frais d’hospitalisation, un lit libéré rapidement et un patient et des docteurs heureux.

Tout ceci n’est pas du rêve. On en est extrêmement proche. Des patients qui se retrouvent chez eux, entourés de ceux qu’ils aiment se soignent plus vite. Ils coutent moins à la société.

Un système permettant l’intégration de l’ensemble des intervenants de santé permet:

  • la prévention par la surveillance régulière.
  • l’action rapide à un stade précoce d’une pathologie, pour empêcher une dégradation. Et donc moins cher.
  • une intervention efficace sans surcout lié à des répétitions d’examens onéreux.
  • la libération des effectifs hospitaliers pour se concentrer sur les cas plus graves avec des traitements plus longs.

En résumé, faire mieux, faire plus vite, faire moins cher.

Mais qui paye tout ça ?

Au début, forcément, le patient. Comme pour toute nouvelle technologie, ce sont les premiers clients, moins limités financièrement, qui achèteront la mallette d’accessoires et prendront un abonnement à un cout équivalent à celui d’un petit forfait téléphonique.

Ensuite, les économies d’échelle permettront de faire baisser les prix et les tarifs, et éventuellement des organismes de santé et des mutuelles commenceront à prendre en charge une partie de coût. Ils y verront vite leur intérêt !

A suivre …

Note de la Rédaction : la technologie existe déjà avec le partenariat VisiomedBewellConnect, MIS et H2AD !

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