Médecine
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Peut-on vraiment envisager de se dispenser du médecin ?

robotblog.frPeut-on vraiment envisager de se dispenser du médecin ? Non, la machine ne remplacera pas le médecin, du moins pas tout de suite, ni dans un proche horizon. En béotien, il semblerait que là où la machine excelle sans aucune mesure comparative à l’humain, c’est dans sa capacité à accumuler de l’information, la mobiliser, la confronter et la valoriser, proposer les solutions les plus optimales dans un contexte quantifiable donné sans relâche, sur des volumes et à une vitesse dépassant l’entendement (et qui plus est s’amplifie de jours en jours). 

La recherche opérationnelle, les problématiques combinatoires sont de la « rigolade » pour « l’intelligence artificielle ».… à condition qu’elle ait été correctement créée par l’Homme, ce qui, en revanche, est déjà moins du registre de la blague et qu’elle ait toutes les données nécessaires et suffisantes à effectuer des propositions.

De plus, la probabilité de l’erreur existe. Enfin, la probabilité du dysfonctionnement, aussi infime soit-elle existe aussi.

Certains éditeurs se sont, avec une excellence reconnue et avérée, spécialisés dans des domaines tels que l’optimisation de la supply-chain et la planification, sur des temporalités allant du très court terme au très long terme avec comme objectif la proposition du « meilleur compromis possible » d’un paradigme quantifiable donné, en tenant compte des risques. Cela va du très opérationnel au très stratégique.

On peut tout à fait imaginer les mêmes mécanismes en matière médicale, adaptés, bien entendu.

La validation du médecin qui s’appuie sur l’expérience, l’observation, le ressenti reste indispensable. Qui serait responsable sinon ? 

Le rôle de ce dernier tend donc plus dans ce contexte à évoluer un rôle consultatif et décisionnel qu’à un rôle d’investigation.   

En bref, « l’informatique » -au sens très large- peut permettre au professionnel de santé de se dédouaner des tâches sans réelle valeur ajoutée médicale, longues, fastidieuses, répétitives, mais également de tâches hypothético-déductives à plus forte valeur pour, in fine, laisser le médecin décider parmi les hypothèses les plus probables selon des éléments de contexte que la machine ne maîtrise pas nécessairement ou pour lesquels la « brutalité » de la machine n’est pas adaptée à une médecine humaine, personnalisée avec le patient au centre du système.

Par conséquent, le rôle du médecin aura plutôt tendance à se repositionner sur les tâches à très forte valeur et donc lui libérer du temps et lui permettre de ne focaliser son esprit que sur les éléments importants. 

Et quand bien même cet état de fait n’est que temporaire, et que l’informatique gagnera de plus en plus d’autonomie dans la réalisation même de ses propres améliorations, la machine n’est actuellement pas de nature à pouvoir accompagner le patient seule.

A ce jour, il ne semble pas qu’il soit même possible d’envisager se passer du professionnel…

De manière intuitive, j’aurais tendance à dire qu’en l’état de l’art, il faut plutôt trouver un « collaborative empowerment » dans la collaboration Homme-Machine…

Source photo : robotblog.fr

 

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