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L’infirmier et ses données de santé

L’exercice Infirmier est très varié mais tous connaissent le fameux dossier de soins infirmiers papier et s’en sont servi, au moins pendant leurs études. Beaucoup l’utilisent toujours mais certains libéraux l’ont abandonné au profil du cahier de liaison ou… de rien.

Certains se sont posés des questions quant à l’utilité de cocher toutes ces cases, de noter toutes les informations :

  • Pour Collaborer avec le médecin ?  

Lorsqu’il fait sa visite, il regarde plus ou moins vaguement ce qui a été coché et écrit. Il va quand même demander à l’infirmière ou à l’aide soignante des compléments d’information car il ne regarde pas ces documents au bon moment ou parce que les soignants n’ont pas encore réalisé le soin ou parce qu’ils les remplissent tous d’un coup : avant ou après les soins .

  • Pour suivre leurs soins ?

Le plan de soins. Ils se heurtent tous à une évidence : il y a beaucoup de contraintes et peu de véritables atouts pour le suivi quotidien. Les multiples recopiages ou le remplissage partiel entraine de nombreuses erreurs, de nombreux oublis dont pâtissent parfois les patients.

  • Par obligation ?

On leur répète  sans cesse une chose « ce qui n’est pas coché, n’est pas fait ». Que ce soit en institut ou en libéral, il y a une surveillance des actes des soignants, par la hiérarchie à l’hôpital, par la CPAM en libéral.

  • Pour se prémunir de toute réclamation de la hiérarchie suite à des erreurs ? Tout en sachant que tout papier est falsifiable a posteriori car non protégé…

Le dossier de soins  est donc toujours rempli par contrainte. Et quelle que soit celle-ci, cet outil n’est pas vécu comme un moyen de s’approprier ses données et par là même, de s’approprier ses soins.  S’approprier dans le sens de rendre propre à soi, car étant donné que, même si les soins sont réalisés sur prescription, ce sont les infirmiers qui les effectuent dans le respect des personnes soignées et en assurent la surveillance.

Il semble donc logique que les soignants puissent y avoir facilement accès afin d’en apprendre quelque chose. En effet, il faut, il faudrait, les  étudier afin de  reconnaître ce que l’on sait bien faire mais aussi  et surtout ce que l’on fait mal.  Pour cela, il faut traiter toutes ces données.

C’est cela s’approprier les soins : pouvoir avoir accès facilement aux données recueillies afin d’étudier les tenants et aboutissants des soins.

Voir les résultats de ce que l’on a accompli permet à chacun de se réaliser pleinement dans ce qu’il fait et limite les dangers du répétitif sans but.

Cependant, seul un outil informatique est capable d’organiser intelligemment des centaines de milliers d’informations et de donner à un soignant la capacité de rechercher facilement les informations dont il a besoin. Il est impossible, même si l’on passait du temps à scanner toutes les feuilles des dossiers de soins papiers, d’en tirer quoi que ce soit du fait du temps qu’il faudrait passer pour les analyser, trier les informations et recouper celles-ci.

Les données infirmières sont-elles intéressantes pour l’amélioration de la Santé ? C’est la question à se poser avant d’en venir à la Big Data pour l’interprétation de ces milliers de données.

Pour répondre à cette question, il faut en premier lieu parler en quelques mots de ce qui est en jeu dans la Médecine Connectée et la Télémédecine.

DSII Soin infirmier

La « mode » est aux objets connectés qui envoient des informations telles que la tension artérielle, le pouls, le poids, dans des clouds ou des plateformes de télémédecine. Certains ont créé des apps dédiées à des objets connectés ou à des soins particuliers comme le pansement mais elles sont restrictives du fait de leur spécification. Elles sont restrictives du fait qu’elles restreignent le patient à un nombre de  symptômes limités.

Ne sommes-nous pas un ensemble complexe de paramètres multiples interagissant ensemble ?

Ces systèmes engendrent des problèmes comme :

  • les coûts de ces objets quasiment tous non remboursés par la sécurité sociale
  • la fiabilité de ceux-ci.
  • la fiabilité des personnes qui prennent ces mesures, surtout si le patient n’est pas capable de les utiliser lui-même.
  • la complexité accrue des pathologies gérées à domicile qui fait que l’on ne peut pas se contenter de si peu de paramètres.
  • la multiplicité des clouds et donc la dispersion des données qui ne peuvent alors être recoupées et interprétées 

Voilà ce qui différencie ces systèmes d’une plateforme de soins infirmiers comme le Dsii. En effet , avec ce dossier de soins, les données sont multiples, complexes et surtout recueillies par des professionnels de santé, au lit du patient, avec une expertise professionnelle globale de l’état du patient.

Ces données sont regroupées sur un serveur agréé données de santé où elles sont recueillies et correctement classées. Elles ne sont donc ni dispersées ni perdues dans des endroits divers et plus ou moins connus.

Elles sont potentiellement exploitables par la Big-Data à des fins de Prévention et non à des fins commerciales. Mais sans parler de super calculateur, ces données permettent déjà :

  • un suivi des soins plus professionnel et moderne dans une équipe soignante et une meilleure coordination entre la  ville et l’hôpital
  • de réaliser une étude multi-paramètres des soins effectués
  • une pharmacovigilance et une matério-vigilance précises
  • une amélioration des actes infirmiers par l’étude rétroactive des actes effectués.

Elle pourra être utilisée pour :

  • la prévention Tertiaire mais aussi Primaire et Secondaire.
  • la diminution des coûts de santé : le suivi des soins diminuant le nombre de déplacements à l’hôpital pour des actes pouvant être effectués à domicile : ECG, test d’hypotension orthostatique, etc.
  • l’amélioration des kits pharmaceutiques et des matériels utilisés tous les jours dans les soins avec, à la clé, une potentielle diminution des coûts pour la sécurité sociale.

L’un des principaux enjeux est également de faire entrer l’infirmier dans un monde professionnel moderne de plus en plus rapide et exigeant.

Les infirmiers doivent se saisir de cette opportunité de s’approprier leurs données et donc leurs soins afin de faire évoluer leur pratique et ne pas devenir les laissés pour compte de la médecine du futur proche.

Toutes les information quant au DSII sont ici : http://dsii-infirmier.com/

connectedhealth-Monaco _HD_RVBGiovanni Silverii participe au concours start-up « coup de coeur du jury » lors du congrès Connected Health Monaco qui se déroulera en Principauté les 31 mai et 1er juin

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Infirmier libéral , je viens de créer une entreprise de création de logiciels dédiés pour mes confrères infirmiers mais aussi pour les SSIAD.

Il y a 1 commentaire

  • ALLIBERT dit :

    C’est vraiment très pertinent et plein de bon sens.

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