Médecine d'urgence
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Accidents, attentats : faut-il équiper individuellement les sauveteurs ?

Accidents, attentats, catastrophes naturelles : faut-il équiper individuellement les sauveteurs ?

Si pour le calendrier le 1er janvier 1901 ouvre la porte du XXème siècle, pour l’Histoire c’est le 2 août 1914 qui borne ce siècle marqué par les guerres et les conflits. Tout laisse à craindre que le 11 septembre 2001 sera, de même, considéré comme l’entrée dans un siècle de guérillas et d’attentats.

Face à cette menace, les secours se sont organisés afin d’assurer face à un afflux de victimes la meilleure chance de survie au plus grand nombre. Le risque de choc hémorragique est au premier plan et le facteur temps est déterminant : le saignement doit rapidement être contrôlé, en pratique en moins de 10 minutes, sur site, et le blessé doit pouvoir parvenir en moins d’une heure au bloc opératoire.

Les attentats des cinq dernières années ont tous eu lieu en zone urbaine, soit dans les centres historiques difficiles d’accès, soit sur des zones géographiquement étendues comme à Nice ou à Barcelone. Les véhicules des SMUR et SDIS, disposant des moyens humains et matériels nécessaires, équivalent à ceux des postes médicaux avancés, permettent la prise en charge des victimes après leur évacuation de la zone de l’accident et pendant leur transfert vers un centre hospitalier.

sauveteursLa prise en charge initiale des victimes est dévolue à des petits groupes de sauveteurs progressant à pied.

L’un d’eux est chargé du sac de premier secours, complètement équipé mais lourd et encombrant, gênant donc la progression.

Pour faciliter le déploiement et améliorer l’efficacité de ces équipes, la nécessité d’une trousse individuelle permettant la prise en charge immédiate d’une urgence hémorragique s’impose.

Hémostbox®, commercialisée par la société Starmed, est adaptée à cette situation. La mallette, légère, peut intégrée au paquetage par l’intermédiaire d’une ceinture ou d’un mousqueton. Elle est antichoc et étanche aux projections. Des gants en nitrile, non allergisants comme le latex et non poreux comme le vinyle, sont destinées à protéger le sauveteur.

A l’intérieur, un garrot-tourniquet de type SOFT permet la prise en charge immédiate des hémorragies graves des membres. Après avoir longtemps été diabolisé, par le risque de survenue de complications vasculaires et neurologiques, le garrot fait partie de tous les algorithmes décisionnels de la prise en charge des saignements post-traumatiques.

Facile à poser, y compris par le blessé lui-même et efficace, le garrot doit être installé à la racine du membre, bras ou cuisse, idéalement 5 cm en amont de la lésion. L’heure de pose doit être soigneusement notée sur l’étiquette ad hoc.

Lorsque le site de l’hémorragie ne permet pas la pose d’un garrot, il faut s’aider d’un bandage compressif : bandage compressif à bague de serrage ou « bandage israélien » également disponible dans Hémostbox®. Plus difficile à poser et moins efficace que le garrot, il est néanmoins mieux toléré car moins douloureux.

Il ne faut pas hésiter à associer différents moyens d’hémostase et un bandage compressif peut être utilisé sur une hémorragie de membre en complément d’un garrot.

Les hémostatiques locaux vont dans ce sens et doivent être utilisés en première intention, associés aux moyens précédents lorsque les hémorragies sont très abondantes. Ils peuvent également être utilisés en deuxième intention lorsque le résultat obtenu après pose du garrot et/ou du pansement compressif est insuffisant. Les hémostatiques locaux réservés aux premiers secours et à la traumatologie d’urgence sont différents des hémostatiques chirurgicaux et sont soit des polysaccharides (amidons, alginates ou chitine) soit des zéolithes. Un flacon-accordéon avec applicateur contenant 5g de poudre hémostatique à base d’amidon purifié est disponible dans Hémostbox®. Polysaccharides et zéolithes agissent en formant au contact du sang une membrane gélifiée constituant une barrière mécanique à l’écoulement du sang. Amidons, alginates et zéolithes sont hydrophiles : ils agissent en absorbant l’eau ce qui induit une hémoconcentration et favorise in situ l’hémostase primaire et la cascade de la coagulation. Les amidons sont les seuls à pouvoir être dégradés par les amylases en 72 heures environ, sans résidu ni granulome. Ils sont efficaces même en l’absence de compression associée. La présentation en flacon-accordéon avec applicateur permet soit de saupoudrer directement l’hémostatique sur une plaie plane soit de cathétériser un orifice balistique et de diminuer l’intensité d’une hémorragie interne. Enfin, contrairement aux zéolithes, les amidons n’induisent pas de réaction exothermique.

Outre ces trois principaux éléments, Hémostbox® propose également un garrot veineux autobloquant, suffisant pour une hémorragie sévère de membre chez un nourrisson. Une couverture de survie évite la déperdition de chaleur, indispensable pour éviter l’hypothermie, responsable de troubles de la coagulation.

Cette trousse, évidemment incomplète, ne remplace pas le sac de réanimation. Elle est destinée à équiper individuellement le sauveteur, contenant les éléments indispensables au sauvetage d’un traumatisé présentant une hémorragie grave.

Starmed SAS (www.starmedhemostatiques.com) est une société marseillaise créée en 2015 distribuant des hémostatiques locaux, chirurgicaux et de premier secours. Starmed SAS est membre affilié de la Société Française de Médecine de Catastrophe (SFMC).

Sources photos : Croix Rouge Française et StartMed Hemostatiques

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Fondateur StartMed Hémostatiques

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