Cancérologie
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Séquençage de l’ADN : une découverte toulousaine !

Aurélien Bancaud, chargé de recherche CNRS au Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes du CNRS (LAAS-CNRS) a reçu le premier prix d’instrumentalisation de la Société Française de Chimie, pour sa découverte du séquençage de l’ADN en 10 minutes au lieu des 3 ou 4 heures actuelles.

Cette découverte ouvre un potentiel considérable, ainsi que des perspectives extraordinaires tant dans le domaine de la criminologie, que dans le test de dépistage du cancer.

Aurélien Bancaud CNRS Recherche séquençage ADN

Ce jeune chercheur toulousain de 39 ans a déclaré en tout modestie « c’est un peu de chance ».

Sa recherche portait sur le moyen de ralentir le temps d’écoulement de produit dans un ADN pour y lire le séquençage.

Depuis les années 70, pour séquencer l’ADN, et obtenir la carte d’identité génétique d’une espèce, la méthode principale utilisée consiste à dépose l’ADN sur une matrice constituée de gel, un moule servant à reproduire une empreinte. Puis on fait passer un courant électrique au travers du gel. On obtient alors une image qui forme un code barres lisible par un microscope à fluorescence. Cette méthode nécessite un important échantillon d’ADN.

Micro LAS, méthode mise au point par Aurélien Bancaud, n’utilise plus de matrice en gel. Le courant électrique passe directement dans l’ADN déposé sur une petite puce. Des puces jumelles à celles des ordinateurs où sont collés des circuits fluidiques sur du silicium.

Aurélien Bancaud et ses « laboratoires sur puces », sont de 100 à 1 000 fois plus sensibles que la matrice gel ce qui en  matière de criminologie est une avancée majeure et un gain de temps pour les enquêteurs de la police scientifique.

La méthode traditionnelle qui consiste à concentrer l’échantillon d’ADN avant le séquençage pour en favoriser la lecture prend environ une heure et demie. La préparation du gel prend environ le même temps, un équivalent de gain de temps de 3 heures.

Toulouse Tech Transferla SATT de Midi-Pyrénées (Société d’accélération de transfert de technologie) soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche ont accompagné cette découverte.

Une feuille de route de développement du produit a été établie par un accord de licence avec la société Picométrics Technologies de Toulouse, spécialisée dans la détection haute sensibilité de fluorescence.

Le LAAS estime que cette technologie innovante a un énorme potentiel tant sur le plan médical que sur le plan financier. En effet en réduisant le temps d’analyse nécessaire, on en réduit le coût. Le chiffrage est en cours.

Cette découverte prend toute sa place dans le marché en plein essor des tests d’ADN.

Des entreprises américaines produisent des tests censés « prévoir » certaines prédispositions comme : l’obésité, le cholestérol, le diabète….. ou l’autisme. 

Le Micro LAS pourra permettre à l’avenir d’accélérer la détection du  risque de cancers  génétiques à partir d’une prise de sang, où l’ADN se trouve  en faible quantité.

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