Un exemple particulier : la santé connectée. La santé et non le bien-être. Le domaine purement médical, entre les mains des praticiens et spécialistes. En France, les progrès n’arrivent qu’au compte goutte jusqu’à l’usage quotidien par les patients, et pourtant …

Avec des frais de santé exorbitants, des salles d’attente qui débordent de patients, la bobologie galopante (ie consultation de réassurance) et la grande vague des papy-boomers, on en aurait bien besoin.

médecine connectée

Les freins au déploiement ne sont pas uniquement négatifs. Certains sont liés à une nécessité absolue de sécurité. Mais avant de les aborder, un exemple du possible aujourd’hui.

Scénario :

Vous êtes jeune retraité d’environ 65 ans. Pas de pathologie particulière, juste un âge où il est important d’avoir un suivi régulier. Vous n’êtes pas particulièrement inquiet mais tout de même, vous organisez une visite trimestrielle avec votre médecin. Par contre, la semaine dernière, vous êtes allé voir votre généraliste (en forçant la main de sa secrétaire) car vous aviez une petite douleur intercostale à gauche.

En résumé vous êtes un patient relativement normal.

Mais des patients comme vous il y en a des millions, environ 20% de la population française. Et toutes ces personnes demandent à voir leurs généralistes et leurs spécialistes très régulièrement. Cela génère une demande énorme auprès des praticiens, des frais de santé exorbitants pour la société, une indisponibilité des praticiens pour les véritables pathologies.

Maintenant, imaginons :

Vous êtes toujours le même patient, mais vous avez chez vous une petite mallette discrète qui contient un appareillage simple. Cette mallette vous a été remise par votre médecin en échange d’une somme modique et avec un abonnement extrêmement faible.

Toutes les semaines, vous placez l’ensemble des appareils sur vous et appuyez sur un bouton. Après un petit moment, la petite lumière clignotante passe au vert et l’appareil émet un « bip ». Vous rangez tout dans la mallette. Si vous le souhaitez, vous pouvez consulter les résultats sur votre tablette ou sur votre ordinateur.

Mais le plus important : l’ensemble des informations collectées est envoyé, analysé et comparé à vos paramètres habituelles. S’il y a la moindre anomalie, un service entier avec des médecins de garde est alerté.

Dans ce cas, le service alerte votre médecin qui pourra vous proposez un rendez-vous pour explorer plus profondément l’anomalie et lever les doutes. Pouvant ainsi vous rassurer ou agir pour votre bien si la situation est sérieuse. Une alerte des services d’urgence est imaginable aussi.

Ce système pourrait sortir un certain nombre de patients des salles d’attente. Il pourrait aider les patients à être rassurés en se sachant suivi par des professionnels. Les médecins ne seraient pas moins occupés, ils seront mieux occupés. Dans la salle d’attente il y aurait plus de pathologies nécessitant réellement leurs expertises.

Pour des pathologies particulières, un tel système pourrait permettre au patient de rester chez lui, accélérant sa convalescence car il sera dans un environnement rassurant et familier, déchargeant les hôpitaux de patients n’ayant pas de risques fondamentaux mais que l’on gardait avant pour surveillance. Si le patient n’effectue pas ses contrôles habituels, il peut être facilement rappelé à l’ordre.

Les données du patient peuvent facilement être transmises par des liens sécurisés au médecin référant, aux spécialistes ou même à l’urgentiste si besoin. Jusque dans l’ambulance. Permettant une prise en charge plus efficace, plus rapide avec plus de succès. Et moins onéreuse.

Cette proposition est réalisable aujourd’hui. Les technologies existent et peuvent être testées rapidement.

Les freins :

  • la peur de l’erreur et de l’incident de non alerte. Risque réel mais abordable.
  • le big data. La conservation des informations et leur confidentialité. Nous sommes dans le pays qui prouve quotidiennement depuis des années que les données des patients sont préservées et non détournées. Nos CPAM et nos mutuelles le font en permanence.
  • nous les patients. Sommes-nous capables de changer nos habitudes.
  • les praticiens. Ils sont certainement capables d’absorber une telle évolution et ils restent au cœur du dispositif.
  • l’administration. Toujours lente à évoluer et suspicieuse du changement. C’est son rôle et les professionnels doivent répondent à ses exigences. Mais elle doit aussi apprendre à évoluer et à décider plus rapidement, comme le fait l’ensemble de la société.

Je ne suis ni médecin, ni informaticien. Je suis un patient potentiel. Et j’ai des besoins évidents autour de moi, parmi mes proches. Je suis un spécialiste du développement de services.

Je sais que les freins peuvent être levés s’ils sont abordés.

Je sais que les avantages sont immenses pour les patients, pour notre système de santé et… pour les entreprises abordant ce projet.

Nous avons déjà en France des acteurs capables et compétents. Je suis à leur disposition  avec mes compétences, un esprit ouvert, courage et une grande force de travail pour développer le réseau, négocier des partenariats stratégiques et animer la mise en place d’un tel projet.

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