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Télémédecine : c’est d’abord de la médecine et ensuite de la technologie

La télémédecine n’est pas seulement de la médecine à distance. C’est une nouvelle façon d’envisager la relation médecin-patient et le colloque singulier.

De nombreuses expérimentations existent, la plupart fondées sur la téléconférence et l’échange de données. Peu d’expérimentation vont au delà. Or les perspectives qu’offre la médecine 3.0 sont beaucoup plus avant-gardistes.

La télémédecine c’est d’abord de la médecine, et ensuite de la technologie. Il me semble important de mettre cette évidence en préambule, car la qualité de la relation médecin patient doit être préservée. Une télémédecine qui oublierait qu’elle est au service de cette relation n’aurait pas de sens.

pixabay

L’équipe de Jalma sous la direction de Mathias Matallah et Jean-Marc Aubert dans « 12 propositions pour 2012″ avait déjà à l’époque très bien défini quels sont les éléments technologiques qui entrent en jeu :  

« L’exercice de la télémédecine s’appuie sur un ensemble de technologies interconnectées et impliquent différents types d’acteurs :

  • des outils de mesure autocommunicants mis au point par les industriels de l’outillage médical, le plus souvent associés à des spécialistes des télécommunications chargés d’en assurer la connectivité
  • des systèmes experts ou outils d’aide au diagnostic permettant d’analyser les données et de traiter les alertes, développés par des entreprises informatiques en collaboration avec des praticiens
  • des infrastructures de télécommunication mises à disposition par les fournisseurs d’accès internet ou à la téléphonie.

La télémédecine repose donc sur un modèle partenarial où la coordination entre les différents acteurs est cruciale pour assurer l’exploitation optimale de capacités complémentaires et proposer au patient des solutions complètes et de qualité. »

Muni de cet éclairage, je me propose de faire un état des lieux de la télémédecine telle qu’elle est envisagée actuellement, et d’ouvrir des pistes vers ce que j’appelle la télémédecine 3.0.

Etat des lieux de la télémédecine

De très nombreuses solutions et expérimentations ont été menées, relayées par le CATEL depuis une dizaine d’années, s’inscrivant dans le domaine de la téléconsultation, de la téléexpertise, de la téléassistance, et de la télésurveillance. Ces quatre types d’exercice de la télémédecine, qui ont été définis dans les décrets d’application de la loi HPST,  ont toutes mis l’accent sur les principes de la vidéoconférence (un patient et un ou plusieurs professionnels de santé) et/ou sur l’utilisation des capteurs reliant le patient à un ou des professionnel(s) de santé.

C’est déjà un bon résultat. Toutefois, cet exercice est limité par plusieurs contraintes qui conditionnent la fiabilité de la chaîne. :

  • Connexion internet constamment opérationelle
  • Connexion internet d’une qualité suffisante (fluidité suffisante, au moins égale à 16 images/secondes)
  • Présence du praticien en vidéo conférence ou disponibilité en temps réel
  • Contact direct médecin-patient, ou médecin-personne déléguée-patient, tous ces acteurs devant obligatoirement être présents. On est donc dans une liaison forcément synchrone, ou si elle est asynchrone, obligeant à un dialogue en différé et non plus en direct.
  • Nécessité de capteurs opérationnels.

Il suffit que la connexion internet soit défectueuse ou inexistante, ou que le professionnel ne soit pas joignable, ou que les capteurs ne transmettent plus, pour que l’ensemble de la solution de télémédecine considérée ne soit plus opérationnelle.

Cette fragilité est due à mon sens au fait que la télémédecine a essayé de transposer à distance l’exercice habituel de la médecine, au lieu de s’atteler à une conception plus ambitieuse.  En effet (si on se reporte à la définition de la médecine 3.0) :

  • Une relation médecin-patient, même à distance, reste de la médecine 1.0. Il manque la possibilité que patient et médecin puissent communiquer de façon asynchrone grâce à un interrogatoire effectué par un « médecin virtuel »,  en mesure de « débroussailler » le problème en l’absence du médecin.
  • L’utilisation du web comme moyen de connexion et de transfert de la connaissance reste du web 1.0 : il manque la dimension que peuvent apporter au sein du colloque singulier distant le « savoir partagé » comme  les forums modérés et les encyclopédies en tant que base de connaissance complémentaire permettant de nourrir le dialogue, un peu comme si le médecin et le patient disposaient chacun d’une bibliothèque instantanée pour expliciter leur propos à l’un et à l’autre.
  • La capacité qu’ont des capteurs de saisir des données et de les communiquer entrent déjà dans le domaine du web 3.0. Il leur manque la capacité de donner du sens aux résultats qu’ils fournissent, un peu comme si un tensiomètre fournissait, au delà des chiffres, une interprétation médicale.

Pour expliciter de façon pratique mon propos, je vais prendre l’exemple de la médecine d’urgence que je vais vous développer dans le paragraphe ci-dessous.

L’exemple de la médecine d’urgence

Il existe actuellement des mallettes de télémédecine qui fonctionnent toutes de la manière suivante : un médecin (ou dans certains pays un non-médecin formé), se rend auprès d’un patient en urgence.

Il dispose d’une mallette qui contient des capteurs. Le médecin fait un interrogatoire, réalise les examens contenus dans la mallette, en interprète les résultats avec son cerveau de médecin, et transmet les résultats des capteurs à un autre médecin distant qui visualise le patient grâce à la web cam. Nous nous trouvons devant un cas de figure au carrefour de la télé-assistance (réalisation d’examens à distance), de la télé-expertise (visioconférence entre deux médecins à propos d’un patient) et de la télé-consultation (visualisation du patient à distance par téléconférence).

On est bel et bien dans de la médecine 1.0, du web 1.0, et du web 2.0. mais si l’un des aléas cités plus haut survient (web inaccessible, médecin distant non disponible, ou capteurs déficients), tout l’acte de télémédecine s’effondre. Le médecin porteur de la mallette effectue alors un acte traditionnel qui n’est plus de la télémédecine.

Autre aléa : que se passe t-il si un seul médecin distant doit piloter 100 mallettes en même temps ? Le système n’est plus opérationnel, puisque la relation est obligatoirement synchrone et en one-to-one (en raison de la nécessité de la visioconférence). Un tel système n’est donc pas compatible en pratique avec un exercice de médecine d’urgence tel qu’il se passe au samu ou un seul médecin régulateur est capable de piloter de nombreuses équipes en même temps mais en asynchrone et en les priorisant en fonction du degré d’urgence.

Voici, a contrario de ce qui précède, un exemple de ce que pourrait être une mallette d’urgence de télémédecine 3.0 : Un non médecin, sur ordre d’un médecin distant, se rend auprès d’un patient. Un système expert présent dans la mallette et manipulé par le porteur de mallette, interroge le patient, émet des hypothèses diagnostiques, demande au porteur de réaliser les examens effectués par les capteurs dont il interprète les résultats.

Le système fabrique automatiquement un texte résumant les symptômes du patient, les résultats des capteurs et l’interprétation du système expert. Il envoie le tout par mail avec un degré d’alerte.

Le médecin distant dispose d’un tableau de bord avec ses 100 mallettes et il prend en priorité celles qui sont signalées par le système comme urgentes. Il lit le compte rendu, prend contact avec la mallette, et visualise le patient comme pour les mallettes traditionnelles de télémédecine.

En attendant la réponse du médecin distant, le porteur de mallette peut dispenser les premiers soins grâce à la base de connaissance  intégrée et remise à jour en permanence par le web.  Si l’un des 3 aléas précédent survient (web inaccessible, médecin distant non disponible, ou capteurs déficients), la mallette est en mesure de donner un avis et les premiers soins, le temps que le médecin distant soit disponible ou accessible. On est bien :

  • dans de la médecine 3.0 puisque la mallette est autonome, intelligente et communicante en asynchrone
  • dans du web 3.0, puisque la mallette dispose d’une base de connaissance remise à jour par le web, et connectable sur le web

Vers la télémédecine 3.0

La télémédecine a été au stade 1.0 avec la visioconférence ; elle a été au stade 2.0 avec la surveillance à distance (exemple les hémodialyses surveillés à distance par un seul néphrologue, ou la télésurveillance des personnes médicalement dépendantes). Elle peut devenir de la télémédecine 3.0 en intégrant des systèmes expert qui vont assister le médecin distant et rendre l’acte de télémédecine possible, même si les moyens de télécommunication sont défaillants.

Ce type de télémédecine n’est pas de la fiction, c’est d’ores et déjà une réalité.

Cette télémédecine 3.0 pourra s’inscrire dans le cadre plus large de la médecine 3.0 lorsque les systèmes experts d’aide à la décision pourront, grâce à une capacité d’auto-apprentissage, acquérir un savoir dont elles pourront faire bénéficier les usagers (patients et médecins).

Complément d’information en video : http://www.en-lorraine.com/Demo/PA/FMC/Telemedecine/

Sourcezeblogsante.com

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Partenariat Visiomed et EOVI MCD Mutuelle

VISIOMED GROUP et EOVI MCD MUTUELLE s’associent pour concevoir des offres innovantes d’e-santé

VISIOMED GROUP (FR0011067669 – ALVMG), société française spécialisée dans l’électronique médicale nouvelle génération, est fière d’annoncer sa collaboration avec EOVI MCD MUTUELLE, 2ème mutuelle interprofessionnelle française, pour la conception d’offres innovantes portant sur les objets et services de santé connectée.

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A l’occasion d’une conférence de presse organisée à Paris le 23 septembre, Eovi Mcd mutuelle a dévoilé, en présence de ses partenaires (la société RMA, le Groupe Associatif Siel Bleu et VISIOMED GROUP pour les objets et services de santé connectée BewellConnect®), ses nouvelles offres innovantes de complémentaire santé destinée aux 55 ans et + : « Eovi Mcd Santé Vitalité ».

L’expertise métier de VISIOMED GROUP, un atout majeur

Basée sur une approche innovante résolument servicielle, cette offre, conforme à la réglementation des contrats responsables, combine une couverture santé complète et personnalisable, une plateforme de services qui répond aux attentes spécifiques de ce public et un programme relationnel qui renforce le lien de proximité de la mutuelle avec ses adhérents.

L’expertise de VISIOMED GROUP, acquise grâce à sa gamme de dispositif médicaux connectés certifiés BewellConnect®, doit permettre de favoriser l’adoption des objets et des services de santé connectée.

Une couverture santé personnalisée intégrant des dispositifs médicaux connectés et des services dédiés pour se différencier

Eovi Mcd Santé Vitalité a été conçue spécialement pour accompagner tous ceux qui abordent l’étape de la retraite et sont confrontés aux nombreux changements qu’elle entraîne dans leur quotidien. « Les nouveaux jeunes seniors ont de fortes attentes en matière de dépendance et de services liés à la prévention santé. Il était donc nécessaire d’offrir une large gamme de services accompagnant les garanties. Il fallait également nouer une relation forte et régulière avec nos adhérents pour les informer dans tous les moments clés de leur parcours », indique Sophie Chastain-Lopez, Directeur Marketing.

« Développé dans un premier temps sur l’offre Santé Vitalité, ce programme est amené à être étendu à l’ensemble des adhérents de la mutuelle et à tous les types de contrat », précise Sophie Chastain-Lopez.

Accompagné par un réseau de partenaires Experts spécialisés, Eovi Mcd Santé Vitalité propose des solutions innovantes supplémentaires :

  • Une prise en charge annuelle (jusqu’à 120 €/an) des objets de santé connectée (glucomètres ou auto-tensiomètres achetés en pharmacies ou e-pharmacies). Cette démarche résulte de la réflexion commune entre Eovi Mcd mutuelle et VISIOMED GROUP sur l’e-santé et de l’expertise sur les produits BewellConnect®.
  • Un module d’assistance spécifique pour accompagner les aidants construit avec un spécialiste du secteur, la société RMA.
  • Un accord avec le Groupe Associatif Siel Bleu permettant d’effectuer par téléphone ou à domicile un bilan complet et personnalisé en vue de la mise en place d’une activité physique adaptée.

Une offre spécifique conçue à partir d’une parfaite compréhension des attentes des 55 ans et +

Le marché de la complémentaire santé individuelle est aujourd’hui en pleine mutation. La concurrence accrue des assureurs et des banques et les nouvelles réglementations (ANI, projet de labellisation des contrats senior) sont en train de modifier le paysage de la complémentaire santé.

Parallèlement, la population des seniors est en expansion, du fait de l’allongement de la durée de vie, ce qui offre de nouvelles perspectives, de nouveaux besoins auxquels il faudra apporter des réponses. Le marché des retraités représente aujourd’hui le 1er segment de la santé individuelle en volume (41% des personnes couvertes) et le 1er segment en valeur (50% des cotisations santé). Une dynamique renforcée par un contexte démographique favorable, puisqu’un nouveau senior « naît » toutes les 37 secondes.

« Ce public, qui représente déjà chez Eovi Mcd mutuelle 41% du portefeuille individuel, est devenu prioritaire : il est au cœur de nos préoccupations et est une opportunité pour nous développer en innovant avec de nouvelles solutions, de nouveaux services. » précise Eric Gex-Collet, Directeur Général d’Eovi Mcd mutuelle.

Cap sur L’intégration des services de Santé Augmentée BewellConnect®

La deuxieme étape du partenariat est de concevoir une offre dédiée et personalisée en intégrant, dès 2017, l’Assistant Personnel de Santé BewellConnect® dans les offres Eovi Mcd mutuelle. Le service unique de BewellCheck-Up®, la consultation médicale virtuelle disponible 24/24 et 7j/7 en illimité, sera accessible en inclusion aux 1,5 million de personnes protégées comme aux 21 887 entreprises adhérentes d’Eovi Mcd mutuelle. La volonté des deux partenaires est d’apporter une offre supplémentaire disruptive dans un marché fortement concurentiel ou la dimension servicielle basée sur une approche innovante entre la mutuelle et ses adhérents devient indispensable.

Avec cette offre, les ambitions de VISIOMED GROUP sont claires : continuer à se développer à grande échelle en promouvant la santé connectée auprès des acteurs de la protection sociale et conquérir le marché gigantesque de la complémentaire santé individuelle et collective.

Eric Sebban, Président fondateur de VISIOMED GROUP, declare.

« Le partenariat développé avec Eovi Mcd mutuelle dans le cadre des travaux de conception de l’offre Eovi Mcd Santé Vitalité est extrêmement important pour VISIOMED GROUP. Il démontre en effet que le marché de l’assurance évolue fortement et que l’enjeu de la différenciation n’est plus aujourd’hui le prix, mais bien la qualité des services offerts aux adhérents. Aujourd’hui, des assureurs agiles et innovants comme Eovi Mcd mutuelle passent du discours aux actes et décident de positionner leurs offres en intégrant le formidable potentiel que revêt la santé connectée. Grâce à ce partenariat, les adhérents de Eovi Mcd mutuelle âgés de plus de 55 ans se verront proposer une nouvelle approche servicielle plus avantageuse, plus riche, plus pertinente pour gérer facilement leur santé au quotidien. VISIOMED GROUP est ravi d’accompagner Eovi Mcd mutuelle de son expertise dans son approche de la e-santé »

Les chiffres clés d’Eovi Mcd mutuelle

  • 2mutuelle interprofessionnelle nationale
  • 875 millions d’euros de chiffre d’affaires TTC (santé, prévoyance)
  • 1,5 million de personnes protégées
  • 21 887 entreprises adhérentes
  • 339,5% de taux de couverture de marge de solvabilité
  • 1 975 collaborateurs
  • 230 agences sur toute la France

A propos d’Eovi Mcd mutuelle – Leader national de la protection de la personne avec 1,5 million d’assurés et 21 887 entreprises adhérentes, Eovi Mcd mutuelle défend une autre idée du métier et un modèle de développement au service des adhérents et dans le respect des valeurs mutualistes et du sytème de protection sociale. Elle accompagne ses adhérents tout au long de leur vie avec un large éventail de solutions : complémentaire santé, prévoyance/dépendance, épargne-retraite. Impliquée dans une démarche active de prévention, Eovi Mcd mutuelle développe un programme d’actions et de conférences en lien avec les grandes questions de santé publique. Présente partout en France à travers un réseau de 230 agences, elle conjugue efficacement rayonnement national et proximité géographique.

Plus d’information sur www.eovi-mcd.fr

A propos de Visiomed Group – Fondé en 2007 par Eric Sebban, VISIOMED GROUP est une société spécialisée dans l’électronique médicale nouvelle génération. Le laboratoire développe et commercialise des produits de santé innovants dans les domaines porteurs de l’autodiagnostic à usage médical et du bien-être. VISIOMED est notamment l’inventeur du ThermoFlash®, 1 er thermomètre médical à infrarouge sans contact. Les produits VISIOMED intègrent innovation, technologie et design pour apporter des solutions de prévention et de traitement non médicamenteuses centrées sur la simplicité, le confort et le bien-être des utilisateurs. En 2014, VISIOMED GROUP a annoncé le lancement de sa gamme de produits connectés de santé « BewellConnect® », devenant ainsi le 1er laboratoire d’électronique médicale à pénétrer le marché à très fort potentiel de l’Internet des objets (IoT). Basé à Paris, VISIOMED GROUP s’appuie sur une équipe de 105 collaborateurs intégrant des forces de ventes dédiées à la commercialisation en pharmacie (OTC), auprès des professionnels de santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite) et, depuis fin 2010, dans la Grande Distribution. En 2014, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 13,5 M€. VISIOMED GROUP est qualifié « Entreprise Innovante » par Bpifrance. VISIOMED GROUP s’est classé 2ème du palmarès national à l’occasion de l’édition 2014 du Deloitte In Extenso Technology Fast 50 et 2ème en Europe du secteur Santé/Biotech/Pharma du Deloitte Technology Fast 500. En 2016, VISIOMED GROUP a remporté les ScaleUp Awards organisés par KPMG et CroissancePlus et s’est classé 1ère société du secteur Santé au classement FW500 (FrenchWeb).

Plus d’informations sur www.visiomed-lab.com.

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Rétine artificielle : encore des avancées

Rétines artificielles : de sérieuses pistes pour une vision plus nette

L’activation (les cercles de couleur au niveau du cortex visuel) du système visuel par stimulation prothétique (au milieu, en rouge, l’encart montre l’image d’un fond d’œil implanté) est plus grande et de forme plus allongée que l’activation attendue en stimulation naturelle (à gauche, en jaune). Par un protocole d’adaptation de la stimulation (à droite, en vert), la taille et la forme de l’activation peuvent être contrôlées et se rapprochent de l’activation visuelle naturelle (jaune).

rétine artificielle © F. Chavane & S. Roux

Formidable défi thérapeutique, les prothèses rétiniennes, développées depuis une dizaine d’années, permettent à certaines personnes aveugles de percevoir des signaux lumineux, mais l’image restituée est encore loin d’être précise.

En comparant, chez le rongeur, l’activité du cortex visuel générée artificiellement par les implants à celle produite par la « vision naturelle », des chercheurs du CNRS, du CEA, de l’Inserm, de l’AP-HM et d’Aix-Marseille Université ont identifié deux facteurs limitant la résolution des prothèses. À partir de ces résultats, ils ont pu améliorer la précision de l’activation prothétique. Ces travaux pluridisciplinaires, publiés le 23 août 2016 dans la revue eLife, ouvrent la voie à de nouveaux progrès pour les prothèses rétiniennes chez l’Homme, dans le but d’améliorer la qualité de vie des patients implantés.

La prothèse rétinienne est composée de trois éléments :

  • une caméra (insérée dans des lunettes),
  • un microcircuit électronique (qui transforme les informations de la caméra en un signal électrique)
  • une matrice d’électrodes microscopiques (implantée dans l’œil au contact de la rétine).

Cette prothèse se substitue aux cellules photo-réceptrices de la rétine : comme elles, elle convertit les informations visuelles en signaux électriques, qui sont ensuite acheminés jusqu’au cerveau via le nerf optique. Elle traite la cécité causée par la dégénérescence des photorécepteurs de la rétine, à condition que le nerf optique demeure fonctionnel1.

Équipés de ces implants, les patients – totalement aveugles – recouvrent des perceptions visuelles sous forme de tâches lumineuses : les phosphènes. A l’heure actuelle malheureusement, les signaux lumineux perçus ne sont pas assez nets pour reconnaître des visages, lire ou encore se déplacer en parfaite autonomie.

Pour comprendre les limites de résolution de l’image générée par la prothèse et trouver des pistes pour optimiser le système, les chercheurs ont mené une vaste expérimentation sur le rongeur. Conjuguant leurs compétences en ophtalmologie et en physiologie du système visuel, ils ont comparé la réponse du système visuel d’un rongeur à des stimuli visuels naturels et à des stimuli produits par la prothèse.

Ces travaux ont montré que la prothèse active le cortex visuel du rongeur à la bonne position et avec des amplitudes comparables à celles obtenues en conditions naturelles. Par contre, les activations sont beaucoup trop grandes et de forme trop allongée. Cette déformation est due à deux phénomènes distincts observés au niveau de la matrice d’électrodes. Tout d’abord, les chercheurs ont observé une trop grande diffusion électrique : la mince couche de liquide située entre l’électrode et la rétine diffuse passivement le stimulus électrique aux cellules nerveuses voisines. D’autre part, ils ont détecté l’activation non désirée de fibres rétiniennes situées dans le proche voisinage des cellules cibles à stimuler.

Forts de ces conclusions, les chercheurs ont amélioré les propriétés de l’interface prothèse-rétine avec l’appui de spécialistes en physique des interfaces. Ensemble, ils ont pu générer des courants moins diffus et améliorer significativement l’activation artificielle et par conséquent la performance de la prothèse.

Cette étude de longue haleine, par son espace paramétrique (pour étudier les différentes positions, formes et intensités du signal) et par la difficulté de la chirurgie (pour poser l’implant et pour enregistrer l’imagerie générée dans le cerveau de l’animal) ouvre la voie à de prometteuses améliorations des prothèses rétiniennes pour l’Homme.

Ces travaux ont été menés par des chercheurs de l’Institut de neurosciences de la Timone (CNRS/AMU) et de l’AP-HM, en collaboration avec le CEA-Leti et l’Institut de la vision (CNRS/Inserm/UPMC).

1 C’est le cas des patients atteints de rétinopathie pigmentaire ou encore de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Article sourceRétines artificielles : de sérieuses pistes pour une vision plus nette
Source photo de Une : INSERM
Source photo article : © F. Chavane & S. Roux
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Alzheimer – Un projet commun Bluelinea & Croix Rouge

La Croix-Rouge française équipe des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer avec le bracelet d’autonomie BlueGard®

Bluelinea, opérateur d’objets et services connectés dédiés au maintien à domicile de personnes fragiles et dépendantes, annonce un projet commun avec La Croix-Rouge française dans le cadre de la Journée mondiale Alzheimer. La Croix-Rouge française commence ainsi à équiper des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer avec le bracelet d’autonomie BlueGard®.

Premier opérateur associatif, la Croix-Rouge française gère près de 600 établissements et services dans les secteurs sanitaire, social, médico-social et de la formation.

La Croix-Rouge française propose notamment un accompagnement individualisé aux personnes âgées, adapté à chaque situation : hébergement médicalisé ou non, à temps complet ou temporaire, aide et soin à domicile…

Soucieuse d’apporter des réponses toujours mieux adaptées aux besoins des personnes qu’elle accompagne, la Croix-Rouge française a décidé de s’appuyer sur ses structures de répit (hébergement temporaire, accueils de jour, accueils d’urgence) pour que ses professionnels profitent du temps d’accompagnement pour proposer aux personnes âgées qui en ont besoin et qui sont consentantes et à leurs aidants, de tester un dispositif de géolocalisation permettant aux personnes désorientées de continuer à se déplacer librement, tout en assurant aux aidants sécurité et sérénité.

Soucieuse de toujours respecter les personnes accompagnées et leurs habitudes de vie, la Croix-Rouge française innove en permanence pour trouver des solutions adaptées.

C’est dans ce cadre qu’est né le partenariat avec Bluelinea met à disposition des structures de répit (hébergements temporaires, accueils de jour, accueils d’urgence) de La Croix rouge française son bracelet GPS BlueGard®.

En effet, à domicile, les personnes en perte de repère peuvent souhaiter sortir à l’extérieur mais risquent souvent d’errer sans savoir où aller, cherchant en vain le chemin pour rentrer chez elle, avec pourtant une vivacité parfois insoupçonnée.

Il devient alors difficile, voire impossible pour les aidants familiaux de savoir où chercher précisément. Sans dispositif de géolocalisation, la recherche peut durer des heures, voire des jours, dans un climat d’inquiétude et d’angoisse croissant et contraindre les familles à confiner la personne aidée à son domicile.

Il s’agit donc pour la Croix-Rouge française de promouvoir ce dispositif auprès des personnes âgées qui en ont besoin et de leurs aidants pour leur faire connaître, tester. Ils pourront l’utiliser ensuite à leur domicile afin d’améliorer, voire de redonner, à la personne souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées la possibilité de sortir de chez elle en toute sécurité.

Il s’agit d’un simple bracelet, solide et étanche, relié à une plateforme d’écoute et de recherche opérationnelle 24h/24 et 7J/7, qui permet, en cas de besoin, de situer précisément la personne qui se serait égarée et de contacter l’aidant. Ce dernier peut également contacter spontanément l’équipe Bluelinea afin de connaître la situation géographique de la personne est ainsi être rassuré. Une fois la personne localisée elle peut être raccompagnée chez elle par le proche ou l’aidant.

Le bracelet d’autonomie BlueGard® est commercialisé par Bluelinea sous forme d’abonnement au tarif de 69 € TTC / mois.

Les partenaires en chiffre :

La Croix-Rouge française :

  • 58.000 bénévoles en France,
  • 18.000 salariés,
  • près de 10.000 unités locales,
  • 600 établissements

Bluelinea :

  • > 16.000 personnes âgées suivies
  • > 110.000 objets connectés déployés
  • > 400 établissements de soin équipés

Bluelinea - LogoA propos de Bluelinea : Twitter : @Bluelinea

Opérateur d’objets connectés dédiés à la santé, Bluelinea a pour but de rendre possible, à grande échelle, le maintien et le soutien à domicile des personnes fragiles et dépendantes. Déjà plus de 16.000 personnes âgées sont suivies, nuit et jour, à leur domicile, notamment au travers du bouquet de services BlueHomeCare®, développé autour du bracelet d’autonomie BlueGard, de ses offres de téléassistance et de sa plateforme d’écoute dédiée 24h/24, 7j/7.

En déployant des plateformes locales de coordination, Bluelinea, qui est à l’origine du concept d’«EHPAD à domicile», s’inscrit comme un nouveau type d’opérateur du domicile avec un triple objectif : protéger les personnes en perte d’autonomie, assister les soignants et accompagner les aidants.

Cotée sur Alternext à Paris (ALBLU), Bluelinea est qualifiée « entreprise innovante » par Bpifrance. Les actions de la société sont éligibles au PEA-PME. Plus d’informations : www.bluelinea.com

croix_rouge_frL’engagement sanitaire et social de la Croix-Rouge française : présente dans le secteur sanitaire, social et médico-social, la Croix-Rouge française, qui a pour ambition de se positionner comme incubateur d’innovation à partir des personnes elle-même, privilégie toujours l’autonomie et la participation sociale de toute personne en situation de vulnérabilité, en l’accompagnant au plus près de ses besoins et de ses attentes, dans une démarche volontariste de bientraitance impliquant collectivement l’ensemble de ses professionnels. Elle est en mesure de concevoir des réponses souples et innovantes qui dépassent les clivages traditionnels et permettent un accompagnement global et adapté de la personne sur l’ensemble de son parcours de vie. www.croix-rouge.fr

Source photo de Une : Pixabay Gerd Altmann  Freiburg/Deutschland

 

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#TechnionConnectedWorld Vers un Monde d’Intelligence Connectée

Rendez-vous le  5 décembre pour le Colloque Annuel du Technion France à la Maison de la Chimie, Paris 7ème

LE TECHNION: UN FLEURON AU PLAN MONDIAL DE l’INNOVATION SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE

#TechnionConnectedWorld, Vers un Monde d’Intelligence Connectée
Avec Le Point et Arte FutureMag

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En moins d’une dizaine d’années le Monde d’aujourd’hui s’est complètement transformé. Il est entré dans un nouveau cycle de son histoire économique aussi décisif que la première révolution industrielle. Ce phénomène est en pleine ascension, au quotidien, la société est connectée au sein même d’un réseau sans limites où convergent les réseaux sociaux, les appareils mobiles et le Cloud.

Ce ne seront pas moins de 50 milliards d’objets connectés en 2020. Les plus grandes entreprises ont bien compris ces enjeux. Elles participent également à la digitalisation de leurs activités ainsi que de leurs données.

Le Technion, Institution technologique Israélienne de référence au niveau international dans les domaines scientifique et technologique, a permis la réalisation de nombreux succès dans tous les domaines d’excellence liés aux technologies intelligentes. Un consortium de recherche dirigé par le Professeur Hossam Haick du Technion développe un nouveau Dispositif Médical Connecté appelé Sniffphone. Lorsqu’il est couplé avec un Smartphone, le Sniffphone est en mesure de dépister de manière non invasive et de détecter dans le souffle de l’utilisateur des maladies précoces potentiellement mortelles.

Le Technion France a parfaitement compris les enjeux représentant notre communauté connectée dans tous les domaines sociaux, religieux, intellectuels, artistiques, scientifiques et techniques.

La 14ème édition de la Manifestation Scientifique se positionne sur le thème : #TechnionConnectedWorld, Vers un Monde d’Intelligence Connectée. Elle se déroulera le 5 Décembre 2016 et réunira, aux cotés d’une délégation prestigieuse de chercheurs du Technion de Haïfa, des dirigeants de grandes entreprises françaises, des créateurs d’entreprises, des chercheurs, et des leaders d’opinion. Ils partageront avec le public leur expérience et leur vision sur cette thématique devenue un réel « challenge » pour la société d’aujourd’hui et de demain.

Après une Allocution d’introduction par Thierry Mandon, Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à 8h45, débutera le Premier Plateau à 9h00 présidé par Jacques Marceau, Président d’Aromates. Il portera sur les sujets de la Santé Connectée et Beauté Connectée, dans le but de présenter les dernières innovations en matière de dispositifs médicaux, de produits et de services dédiés à la santé et au bien-être afin de simplifier le parcours et la prise en charge du patient et d’optimiser l’efficacité des professionnels de santé.

A la suite de la COP 21, qui s’est déroulée à Paris à la fin de l’année 2015, le Second Plateau à 11h00 présidé par Jean-luc Beylat, Président de Bell Labs Alcatel-Lucent France traitera des futurs enjeux des Technologies Smart pour une Cité Connectée. Le sujet portera sur les Energies Renouvelables, un domaine où le Technion occupe une place importante et les Villes Intelligentes, qui aujourd’hui permettent à tout individu d’avoir accès à toutes ses données personnelles n’importe où dans le monde, grâce à une connexion Internet.

Après le déjeuner, nous aurons une intervention du Professeur Peretz Lavie, Président du Technion suivie à 14h15 d’une intervention de Pierre Gattaz, Président du Medef.

Enfin, le Troisième Plateau aura lieu à 14h30 présidé par Jean-Edouard André, Professeur à Sciences Po. Ce dernier plateau expliquera les enjeux autour de l’Homme connecté dans les domaines de l’Intelligence Artificielle, de la Biométrie mais aussi de Robotique avec les mesures qu’un monde connecté induit, un changement radical dans les modes de vie aussi bien des particuliers que dans les modes de fonctionnements des entreprises.

Après une conclusion par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, se déroulera un Grand Connected Lab Innovation. Il regroupera le T-Factor Accelerator du Technion, ainsi que des Start-up, des Accélérateurs, PME, Grands Groupes et Pôles de Compétitivité français viendra conclure cette Journée Scientifique.

Ce colloque sera clôturé par une grande soirée de Gala à la Maison de la Chimie dans le Grand Amphithéâtre Lavoisier le mardi 6 décembre avec l’Orchestre Symphonique et Chœur de Paris Sciences et Lettres, Partenaire académique du Technion. Un cocktail dans les Salons d’Honneur suivra.

technioncrestA propos du Technionwww.technion.ac.il/en
Le Technion – Israel Institute of Technology, dont l’un des pères fondateurs est Albert Einstein, fût fondée en 1912. Située sur le mont Carmel à Haïfa en Israël, elle est la plus ancienne université du pays. Dès sa création, le Technion s’est fixé pour mission de former les hommes et les femmes qui construiront le nouvel Etat. Cette mission explique son succès dans le monde et lui permet de nouer des partenariats académiques avec les plus grandes universités internationales (Jacobs Technion – Cornell Institute, NYC, Institut de Technologie Technion Guangdong (ITGT), Chine). Classée 18ème meilleures écoles en informatique et 43ème en ingénierie par le prestigieux classement de Shanghai et 6ème dans le monde pour l’entrepreneuriat et l’innovation d’après l’enquête du MIT, Le Technion compte à son actif 18 facultés, 14 000 élèves, 60 centres de recherche et 2 prix Nobel de Chimie attribués à 3 Professeurs. Les sociétés dirigées par les diplômés du Technion représentent 51% de l’export industriel israélien, et 41 anciens diplômés sont listés au Dun & Bradstreet’s List du Top 125 Business leader.

atflogoA propos du Technion Francewww.technionfrance.org
Le Technion France a pour but de développer, valoriser et promouvoir le Technion, Israel Institute of Technology, dans les différents domaines scientifiques, technologiques, d’entrepreneuriat, ou encore d’éducation en France et en Europe Francophone. Il joue également un rôle de relais d’information et de Networking grâce à la mise en place de colloques, d’évènements et de conférences en France, et toujours appuyé par des intervenants de qualité : Professeurs, Chercheurs, Ingénieurs, Chefs d’Entreprises devenues des success stories, français et israéliens du Technion. Il initie, développe et concrétise des coopérations industrielles avec des entreprises mondialement connues comme avec Total, Veolia, Sanofi, Servier, ou encore Havas Media. Enfin, et dans la continuité de la mission d’éducation du Technion, il aide financièrement et matériellement l’université dans son développement et sa recherche de nouveautés scientifiques, et apporte de l’aide aux étudiants. Le Technion France permet aussi à tous les futurs étudiants français – qui souhaitent partir étudier à l’étranger – de comprendre, connaître et appréhender une future entrée dans cette université prestigieuse, et de découvrir les partenariats qui existent avec des écoles de renom : L’Ecole Polytechnique, L’Institut Mines Télécom, Paris Sciences & Lettres et bien d’autres.

 

 

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Nomadeec équipe les ambulanciers de la Vienne

Une première en France ! Les ambulanciers de la Vienne sont passés à la vitesse supérieure pour améliorer la prise en charge de leurs patients extra-hospitaliers.

Un échange plus efficace et fiable avec le médecin régulateur.

Plusieurs sociétés de transport sanitaire se sont équipées de Nomadeec®, solution mobile pour la télémédecine d’urgence, et transmettent leurs bilans numériques en temps réel aux médecins régulateurs du centre 15.

Depuis quelques mois, les ambulanciers de la Vienne sont ainsi équipés d’un nouvel outil de télémédecine ultra compact et léger qui révolutionne leur manière de travailler, dans l’intérêt du patient et des professionnels de santé.

Déjà utilisée par des médecins urgentistes depuis plus d’un an dans une version dédiée à leur métier, Nomadeec® regroupe sur une tablette tactile des dispositifs médicaux connectés permettant de relever les paramètres vitaux  (tension artérielle, saturation en oxygène, etc.), et de pratiquer un électrocardiogramme numérique complet.  L’ensemble est piloté par une application intuitive et résolument orientée métier.

tablette-nomadeec-paramedParallèlement à l’appel au 15, l’ambulancier réalise un bilan secouriste en quelques secondes au chevet du patient. Le professionnel de santé peut compléter son bilan patient en ajoutant diverses observations, gestes, résultats de scores d’urgence. Il peut aussi intégrer un schéma récapitulatif des lésions, ou encore prendre des photos et séquences vidéo de l’intervention.

Ce bilan numérique est ensuite transmis et partagé en temps réel avec le médecin régulateur, via une connexion web sécurisée. Il est complémentaire de l’appel effectué par l’ambulancier et lui fournit des données cruciales pour optimiser sa prise de décision.

Ainsi, toute la prise en charge médicale (bilans, photos/vidéos, comptes-rendus, courriers est intégralement automatisée, mise en forme, communiquée en temps réel, avec une garantie totale de traçabilité, dans le strict respect de la réglementation actuelle en télémédecine.

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Vers une meilleure orientation des patients et une limitation des hospitalisations évitables.

Grâce à ce dispositif innovant, la solution Nomadeec® contribue à optimiser la prise en charge des urgences et des appels de permanence de soins, particulièrement sur les zones dépourvues d’effecteurs médicaux. Elle fluidifie la communication ville-hôpital grâce à une utilisation efficiente des nouvelles technologies de santé connectée. Le dispositif utilisé permet d’éclairer factuellement le diagnostic téléphonique et contribue à éviter certaines hospitalisations inutiles, ou à optimiser l’orientation du patient quand elle s’avère inévitable.

« Soucieux d’améliorer la prise en charge des patients et de démontrer l’implication de notre profession dans l’urgence pré hospitalière, nous avons choisi Nomadeec pour la qualité de l’outil et la fiabilité des informations recueillies » explique Denis Fruchon, Dirigeant de la société Fruchon Ambulances et Président de l’ATSU 86 (Association de Transport Sanitaire d’Urgence).

« C’est aussi un moyen de renforcer notre collaboration avec le SAMU » ajoute Stéphane Lamy, Directeur de Poitiers Ambulances, première société utilisatrice depuis avril 2016.

La société Exelus, créatrice de Nomadeec®, propose désormais ce dispositif à l’ensemble des ambulances privées du département, et sur d’autres territoires en France comme à l’étranger. Elle vient également équiper des SAMU, des structures d’accueil (EHPAD, SSR, …) et de secourisme pour le plus grand bénéfice des patients et des professionnels de santé concernés.

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Santé : la digitalisation est en marche

La digitalisation des établissements de santé et des cabinets médicaux est en marche depuis plusieurs années. Celle-ci s’est intensifiée avec, entre autres, les obligations de télétransmissions des données administratives, la mise en place du dossier informatisé de chaque patient qui alimentera son Dossier Médical Partagé (DMP) lorsque la réalisation de ce dernier sera (enfin) partout effective, et l’obligation d’utilisation des logiciels d’aide à la prescription (LAP) certifiés.

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Les objets connectés dans le domaine du « bien-être » comme le sport, puis de la santé sont d’apparition plus récente, englobés dans le concept de e-santé. Celui-ci regroupe une multitudes d’applications à orientation médicale, plus ou moins validées en terme de pertinence, fiabilité et qualité.

Ce concept a d’abord été adopté par les patients puis par le corps médical qui commence à en apprécier l’utilisation et entrevoir les champs immenses d’applications, en particulier via la collecte de masses de données de santé, constituant un « big data » porteur de d’espoir d’une exploitation scientifique jusque là impossible..

Les Sociétés de Services et d’Ingéniérie Informatique (SSII) ont très largement profité de ces évolutions en créant une offre large dans tous ces domaines, sans véritables cahiers des charges médicaux, parfois étiquetée « validée » par des médecins dont l’expertise n’était pas toujours renseignée.

Prenons l’exemple des Logiciels d’Aide à la Prescription qu’ils soient utilisés en cabinet ou à l’hôpital.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a dû édicter une certification pour les LAP en raison de l’apparition de défauts plus ou moins graves pour les patients résultants soit d’erreurs liées aux progiciels, soit de mauvaises manipulations des utilisateurs peu ou pas assez formés, mais aussi contraints à utiliser une ergonomie souvent difficile, en tout cas aux antipodes de leurs habitudes professionnelles (article ici).

Malgré cette certification obligatoire, de nombreux LAP souffrent encore d’une adhésion difficile des médecins, non pas que ceux-ci ne soient pas convaincus de leur intérêt en terme de sécurité, mais parce qu’ils ne correspondent pas à la logique d’un métier dont le long apprentissage a façonné une méthode de raisonnement et des pratiques spécifiques.

De nouvelles sources d’erreurs, pas obligatoirement de la « faute » du progiciel, sont apparues alors qu’elles ne pouvaient exister avant l’informatisation : par exemple, un médecin ne pouvait pas écrire autre chose que ce à quoi il pensait, alors qu’il peut très bien cliquer un autre médicament avant ou après le sien dans une liste de valeurs.

De façon moins dramatique, mais faisant perdre du temps aux utilisateurs, les concepteurs n’ont souvent pas proposé de différence d’utilisation entre un service de gériatrie où les traitements, donc les prescriptions ne sont que très épisodiquement modifiées, et un service de chirurgie où les prescriptions de tous les patients doivent être réalisées le jour de leur intervention et ensuite modifiées chaque jour en fonction de leur évolution.

Enfin ils ont oublié (ou ne le savaient pas) qu’un traitement n’est pas uniquement médicamenteux et qu’il faut prescrire des mobilisations, des réfections de pansements, des compensations de drainages, des examens biologiques et tenir à jour une observation médicale. D’où le cas fréquent de devoir faire les prescriptions médicamenteuses dans un logiciel, les demandes d’examens  complémentaires dans un autre et écrire l’observation… à la main.

Il est donc essentiel que des médecins soient présents d’un bout à l’autre de la chaine de fabrication d’un progiciel, non pas parce qu’ils connaissent la programmation, mais parce qu’ils doivent valider toutes les étapes depuis la conception de l’architecture et des champs d’application en fonction des cas médicaux d’utilisation, les interfaces homme – machine (IHM), jusqu’à la navigation dans le progiciel.

L’expertise des sociétés éditrices de progiciels médicaux doit s’associer à celle des médecins, car ce sont eux in fine qui connaissent les problématiques, les enjeux de sécurité et de qualité et qui sauront mieux que quiconque analyser les données et améliorer les pratiques.

La mise en place de nouveaux services comme le suivi externalisé des patients opérés en ambulatoire ou traités à domicile pour des pathologies chroniques doit suivre la même logique.

Il ne s’agit pas seulement de permettre aux « clients » médecins de paramétrer l’application. Il faut leur assurer que ce qu’ils auront à utiliser pour surveiller leurs patients, analyser leurs réponses, les colliger dans leur dossier et les exploiter à des fins de publications et d’amélioration des pratiques aura été correctement conçu dès le début pour ne pas attendre une nième version poussée par la découverte post-commerciale d’usages spécifiques à une profession.

Les progrès continus de la chirurgie permettent maintenant de pratiquer des interventions complexes suivies d’un retour au domicile le même jour.

Cette apparente facilité doit s’accompagner d’un suivi sans faille pour assurer la sécurité et la qualité de la prise en charge. Il faut donc que l’équipe médico-chirurgicale en charge du parcours de leurs patients soit assurée que tout ce qu’elle souhaitera obtenir pour ces suivis soit réalisable au sein du progiciel qu’elle aura choisi.

Une de ces garanties sera que sa conception s’est faite à l’aide de personnes du même métier, soumises aux mêmes exigences.

franck-le-queauAmbucare Healthcare, plateforme imaginée par deux médecins anesthésistes, est une solution qui leur manquait dans l’exercice de leur profession.

Elle est une réponse concrète et adaptée au suivi et au bénéfice de leurs patients traités en ambulatoire. (Article ici). Ils restent impliqués dans le développement et l’innovation d’Ambucare Healthcare afin de maintenir ce haut degré d’expertise-métier, garant d’une qualité et d’une sécurité optimales dues aux patients.

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Les interviews e-santé : Pierre Pinzelli, C.H.IC Castres Mazamet

Nous avons déjà beaucoup parlé de Castres ces derniers mois dans ces colonnes. Il faut dire que quand on parle d’e-santé, Castres Mazamet est un territoire pilote qui enchaîne les événements et les initiatives intéressantes que nous nous devons de relayer. Après l’interview passionnante d’Hervé Pingaud de l’école d’ingénieurs ISIS dédiée à l’innovation santé, rencontre aujourd’hui avec Pierre Pinzelli, directeur du Centre Hospitalier Intercommunal de Castres Mazamet. De quoi convaincre les jeunes pousses de venir s’implanter dans la région, avec un prix attractif de 30 000€ mais aussi, et surtout, un tissu local très actif.

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Bonjour Mr Pinzelli, pour commencer pouvez-vous nous présenter le Centre Hospitalier et ses missions sur le territoire ?

Le Centre Hospitalier Intercommunal de Castres-Mazamet, établissement de plus de 1000 lits et places, offre à la population du bassin de santé et de vie une prise en charge pluridisciplinaire de qualité qui s’appuie sur des compétences médicales fortes, un plateau technique d’exception et un souci permanent de prodiguer des soins de haute technicité dans la plus grande humanité.

Au-delà de ses missions de soins et d’enseignement, de sa commission recherche, l’établissement souhaite participer à la dynamique territoriale aux côtés des acteurs phares de l’e-santé.

Vous êtes très présents dans le domaine de l’e-santé depuis des années, pourquoi avoir pris ce pari ?

L’e-santé offre d’importantes perspectives dans l’amélioration de la prise en charge des patients, tant en amont des phases d’hospitalisation que pendant et à la sortie du patient. Les pistes de travail et de réflexions sont nombreuses et transversales, elles concernent le monde hospitalier mais bien évidemment les professionnels de santé libéraux, le lien ville-hôpital et le domicile des patients. Elles peuvent concourir à la prévention, à l’éducation thérapeutique, à l’observance des traitements médicamenteux… Leur champ est immense et l’hôpital public qui a une responsabilité « populationnel » se doit d’intégrer les possibilités qu’offrent l’e-santé dans son mode et son modèle de fonctionnement. A titre d’exemple, nous venons d’implanter nos premiers sols intelligents suite à une belle rencontre lors de l’université d’été à Castres… 

Pouvoirs publics, hôpitaux, sociétés privées, recherche, étudiants, il semble y avoir une dynamique incroyable autour du sujet de l’e-santé à Castres Mazamet, comment fédérez-vous tous ces acteurs si différents ?

Oui, vous avez raison, il y a sur ce territoire une dynamique forte autour de l’e-santé. Le fil conducteur de notre action est la volonté partagée de rester, chacun dans notre domaine, des acteurs performants tout en ayant la volonté de dynamiser le territoire. Le dynamisme attire le dynamisme, la compétence attire la compétence, il s’agit de cercles vertueux qui s’alimentent les uns les autres. Les acteurs se sont fédérés assez naturellement autour de cette vision de la performance partagée.

Parmi les facteurs de réussite il y a aussi la rencontre de femmes et d’hommes qui animés des mêmes envies, de la même volonté, qui se retrouvent assez simplement pour œuvrer ensembles. C’est cela l’e-santé à Castres-Mazamet : des compétences fortes et plurielles, une volonté et une vision partagée pour promouvoir conjointement performance entrepreneuriale et dynamique territoriale dans un climat très constructif et sympathique.

Cette année vous avez fêté les 10 ans de l’Université d’été de la e-santé avec une édition une nouvelle fois plébiscitée par les différentes parties prenantes. Que retenez vous de ces dix ans d’Université ?

2016 est de toute évidence un très beau millésime. Véritable bouillon de culture de l’innovation en matière d’e-santé, le 10e anniversaire a été riche en découvertes, en talents mais aussi en réflexion. Loin de nous griser uniquement de technologies toutes plus innovantes les unes que les autres, nous avons pu échanger et réfléchir aux enjeux de l’évolution technologique pour notre société et notre humanité. Pour des soignants, pour un hôpital dont la devise est « technicité et humanité » c’est important. Nous y avons trouvé un parfait équilibre, celui de l’innovation au service de l’humain, remettant le « sujet » au cœur de la réflexion.

Les prix décernés cette année illustrent bien mes propos : de l’innovation technologique mais toujours au service du patient, de l’Homme, le remettant au centre des projets, que ce soit à notre porte ou partout dans le monde.

Pour aller plus loin que l’événement estival vous avez lancé l’an dernier un Grand Prix d’Implantation pour les porteurs de projet. En quoi consiste t-il ?

L’idée est de proposer à des promoteurs de start-up de venir partager notre enthousiasme pour l’e-santé, de profiter de notre écosystème et de s’implanter dans le Tarn sud pour y faire éclore leurs projets et leur entreprise.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le support proposé au vainqueur par les partenaires du projet ?

Le lauréat, désigné par un jury composé de Castres-Mazamet Technopole et des membres du « Cercle e-santé», bénéficiera tout à la fois d’une dotation d’une valeur de 30 000 € ainsi que du savoir-faire unique d’une équipe d’experts pluridisciplinaires pour l’aider à mener à bien son projet sur le territoire de Castres-Mazamet. Les membres du cercle e-santé s’engagent, chacun dans ses domaines d’excellence, à accompagner le lauréat.

Ainsi, dans une grande proximité et une grande simplicité, les nouveaux entrepreneurs peuvent bénéficier des conseils, de l’aide, de l’expertises d’acteurs reconnus comme les Laboratoires Pierre Fabre, Thales, Consort NT, IMS, KPMG, l’école d’Ingénieurs en Santé ISIS, la technopole Castres-Mazamet et le Centre Hospitalier.

Pour ce qui concerne le CHIC-CM, je peux citer des conseils de positionnement de l’équipe de direction, l’accès à la commission recherche, la possibilité de constituer, dans le respect du droit des patients, des cohortes de patients ou encore la participation active de médecins spécialistes à du développement des projets ou encore la possibilité de vitrines technologiques…

Quels sont les grands axes de développement pour le Centre Hospitalier dans les années à venir ?

Ils sont multiples. Le CHIC-CM est le premier établissement de soins du Tarn, il est dans le top 20 des établissements de l’Occitanie.  

Avec ses services de soins qu’il est le seul à offrir sur le Tarn Sud, comme la réanimation, la maternité, la néonatalogie et la pédiatrie, l’Unité Neuro Vasculaire, l’Unité de Soins Intensifs en Cardiologie, l’UCC, l’USP, son plateau technique récent et très sophistiqué, son plateau d’imagerie et son laboratoire de biologie, son informatisation poussée ; l’ensemble étant animé par des professionnel compétents et attentifs au bien-être du patient ; il peut développer des projets d’avenir facilités par une bonne santé financière et budgétaire. 

Notre première ambition est d’offrir à la population du bassin des soins de plus en plus nombreux et performants tout en conservant une médecine attentive au patient et à ses proches.

La chirurgie et la médecine ambulatoire sont bien évidemment également sur notre feuille de route, nous venons d’être retenus par l’Agence Régionale de Santé pour participer à un programme régional ambulatoire. La télémedecine est également un de nos axes de développement à travers le programme Pâstel développé par l’ARS sur notre territoire de santé, programme auquel, aux côtés notamment des professionnels de santé, nous participons activement. Nous pourrions parler aussi de nos programmes de recherche, de notre centre de simulation en santé installé dans notre école de formation Infirmiers et Aides-Soignants, de nos programmes d’éducation thérapeutique… 

Merci pour le temps que vous nous avez consacré. Je vous laisse le mot de la fin pour convaincre les porteurs d’innovation santé qui nous suivent à vous rejoindre à Castres Mazamet.

Venez, venez voir par vous-même, vous pourriez être agréablement surpris !

Vous trouverez ici un écosystème particulièrement attractif et performant, installé dans un territoire dans lequel le collectif à un sens, dans lequel vous pourrez vivre et travailler en harmonie, dans lequel la recherche de l’excellence est associée à des rapports humains sains et basés sur le respect et l’écoute.

Un tel « alignement de planètes » ne se trouve pas si facilement… Il serait bien dommage de vous en priver !

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Hôpital : les défis de demain

Cyril Dufresne Ascom hôpital de demainAVIS D’EXPERT – Par Cyril Dufresne – Directeur Solutions Ascom France : Hôpital : les nouvelles technologies au service d’une meilleure « expérience patient »

Désormais soumis à des objectifs de rentabilité, les hôpitaux font aujourd’hui face à des pressions budgétaires de plus en plus fortes, combinées à des obligations règlementaires très contraignantes. Réduction des coûts et productivité sont devenues des enjeux majeurs.

Dans ce contexte, les hôpitaux sont contraints de repenser leurs processus métier et leurs outils qui eux aussi n’échappent pas à la digitalisation, afin de favoriser la communication et la coopération entre les différents services. Cette évolution est indispensable pour gagner en efficacité et en qualité dans la prise en charge des patients.

Les nouvelles technologies apportent une réponse concrète aux problématiques rencontrées quotidiennement par les établissements de santé, en particulier dans l’amélioration de leur organisation.

La transformation numérique des hôpitaux est en marche…

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Les défis de l’hôpital de demain

Savez-vous qu’au Québec, les établissements hospitaliers réalisent des sondages de satisfaction et que les résultats exprimés par les patients sont une composante importante de la démarche d’amélioration de la qualité des services ? Ce cadre d’évaluation de la performance proposé par le Ministère inclut la mesure de la réactivité qui se définit comme « la capacité à s’adapter aux attentes, aux valeurs et aux droits des patients ».

Aujourd’hui, les principaux défis sont organisationnels et humains : comment optimiser l’utilisation des ressources, de moins en moins nombreuses, pour gagner en rentabilité, tout en garantissant un meilleur accès aux soins et une prise en charge efficace des patients ?

Une multitude de solutions technologiques existent aujourd’hui pour aider les hôpitaux à rationaliser leur organisation, améliorer les conditions de travail du personnel et « l’expérience des patients » Grâce à des plateformes applicatives dédiées, les différentes alertes, quelle que soit leur origine (patient, personnel, technique, etc.) peuvent être centralisées afin d’être gérées plus rapidement et plus efficacement.

Ces applications permettent au personnel soignant de travailler dans les meilleures conditions possibles, pour minimiser les risques d’erreur, d’accident, de retard ou de négligence. Des terminaux applicatifs leur permettent, par exemple, d’accéder aux informations clés, comme le Dossier Patient Informatisé (DPI), les diagnostics, les résultats d’analyses, à tout moment et n’importe où.

Rationaliser les processus métier pour faciliter la communication inter-services  

La gestion des lits constitue l’un des enjeux fondamentaux de l’efficacité des établissements de soins. En particulier pour les urgences, lieu de transit vers les services spécialisés. Des solutions de communication permettent ainsi de connaître en temps réel la disponibilité des lits, afin de pouvoir les attribuer au bon patient, au bon moment. Et ainsi réduire les délais d’admissions et accélérer la prise en charge.

Concernant la logistique des transports de personnes au sein des établissements, d’autres solutions applicatives permettent d’optimiser le travail des brancardiers, en attribuant les courses en fonction de leur disponibilité et de leur proximité géographique avec le service dans lequel ils doivent intervenir. Les missions et ordres de transport de patients sont ainsi envoyés directement aux brancardiers sur un terminal applicatif mobile, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’hôpital. L’objectif : réduire les temps d’attente et les délais de transport.

Cette amélioration de l’organisation interne évite par exemple qu’un patient transporté vers une unité de radiologie attende une heure avant de passer sa radio.

Améliorer la prise en charge des patients tout au long de leur parcours de soin

Les nouvelles technologies apportent de l’intelligence, de la coordination et de la réactivité à l’organisation des hôpitaux. Les médecins et le personnel de soins ne perdent plus de temps à identifier un patient, son historique et ses besoins – en particulier lors du transfert d’un patient entre deux services où la transmission d’informations est parfois critique. Cela permet de prendre des décisions plus avisées, plus sereines et plus rapidement. Ce gain de temps bénéficie au patient, ainsi mieux accompagné au quotidien.

A l’échelle de l’établissement, l’utilisation des solutions visant à améliorer la communication et la planification des tâches entre les personnes et les services est également sources de bénéfices.

Les solutions de brancardage intelligentes, par exemple, lorsqu’elles sont combinées à une gestion fluide de l’agenda des interventions chirurgicales, permettent de mieux gérer l’activité des blocs opératoires et de les utiliser au maximum de leur capacité.

Pour les hôpitaux, cela se traduit par une amélioration de leurs résultats financiers – puisqu’un bloc opératoire non optimisé ou un lit non occupé génère des pertes financières importantes. De plus, l’amélioration de la prise en charge de ses patients et les meilleures conditions de travail de son personnel soignant impactent de manière significative la réputation d’un hôpital, d’autant plus que depuis l’avènement des réseaux sociaux, les patients d’aujourd’hui n’hésitent plus à exprimer leurs opinions et retours d’expériences.

Les soins dispensés dans les centres hospitaliers sont désormais commentés, notés et parfois même critiqués…

À propos d’Ascom Wireless Solutions – Fondée en 1955, Ascom Wireless Solutions, une division d’Ascom AG, est un fournisseur international de solutions de TIC pour les communications critiques du secteur de la santé. Aujourd’hui, le nombre de nos  systèmes installés dépasse la barre des 100 000. Ils équipent les secteurs hospitaliers, les soins aux personnes âgées et d’aide à l’autonomie : partout où les communications critiques sont au premier plan. Notre mission consiste avant tout à renforcer la qualité des environnements de santé.

À propos d’Ascom France S.A., filiale de la division Wireless Solutions, basée à Nanterre (92), est spécialiste en solutions applicatives métiers pour les secteurs santé, industrie et services. Son offre PTS « Productivité, Traçabilité, Sécurité » propose une richesse d’applicatifs pour améliorer la productivité de l’organisation, tout en assurant la sécurité des personnes avec une traçabilité des évènements associés. www.ascom.fr

Source photo de Une : Pixabay – Gerd Altmann – Freiburg/Deutschland

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MedicActiV de SimforHealth toujours + international

#FrenchTech : MedicActiV de SimforHealth franchit une nouvelle étape à l’international avec sa sélection à Stanford Medicine X

À l’occasion de Stanford Medicine X, le principal congrès international dédié à la médecine de demain, SimforHealth présentera pour la première fois à la communauté scientifique internationale et au marché américain : MedicActiV, sa plateforme de simulation numérique dédiée à la formation en santé et sa vision du développement international.

“Au-delà de la reconnaissance scientifique apportée par cette sélection reposant sur le caractère innovant de MedicActiV, c’est aussi l’occasion pour SimforHealth de découvrir de nouvelles cultures, de confronter notre approche auprès de nouveaux acteurs et d’anticiper notre arrivée sur le marché américain” indique Jérôme Leleu, Président de Interaction Healthcare, en charge du développement stratégique de SimforHealth.

Une des innovations de MedicActiV : l'intégration de la réalité virtuelle avec HTC Vive présentée lors de Stanford Medecine X

Une des innovations de MedicActiV : l’intégration de la réalité virtuelle avec HTC Vive
présentée lors de Stanford Medecine X

Pour Denise Silber, présidente de Basil Strategies (Paris) et fondatrice du congrès Doctors 2.0 & You, invitée par Stanford Medicine X à concevoir une session consacrée à l’internationalisation de la e-santé, lors de ce prestigieux congrès :

“MedicActiV apportera un réel plus à Stanford Medicine X. Améliorer la performance des professionnels de santé grâce aux cas cliniques virtuels est un sujet d’actualité sur le marché américain et qui complète les autres interventions retenues. La dimension internationale de MedicActiv est intrinsèque à sa mission car la base de connaissances médicales ne peut qu’être globale”.

L’international, une chance pour la simulation numérique en santé et la FrenchTech ?

En creux de cette question qui sera au centre des échanges de la table-ronde du samedi 17 septembre matin “Will most digital health start-ups go global, or even Trans-Atlantic? How should they raise the funds to do so?”*, se dessine l’avenir de MedicActiV et de SimforHealth.

Les éléments de réponse seront fournis par Ronan Le Quéré, Directeur général de Interaction Healthcare – SimforHealth qui représentera la France lors de cette table-ronde internationale, animée par Denise Silber, et comprenant également le Dr Frank Antwerpes, entrepreneur en série, créateur à Berlin de DocCheck et du fond d’investissement Guano, et Michael Seres, entrepreneur patient à Oxford UK, à l’origine de 11Health, start-up qui produit des stomies connectées et lauréat de divers prix. Tendance réelle ou opportunité pour seulement quelques startups de la e-santé ?

ronan-le-querePour Ronan Le Quéré, la question ne se pose pas :

“La formation en santé, qui est le domaine d’exercice de SimforHealth, a de particulier qu’elle ne connaît pas de frontière. À l’heure de l’EBM – evidence based medicine – les recommandations de prise en charge des maladies sont réalisées par les principales sociétés savantes à travers le monde et finissent toujours par impacter les pratiques au-delà de leurs frontières. Le numérique et tout particulièrement la simulation numérique en santé – au-delà des aspects éthiques auxquels elle répond parfaitement – sont donc des outils incontournables de la dissémination des connaissances et des bonnes pratiques”.

D’autre part, le numérique en santé repose pour la majorité des startups françaises ou internationales sur un modèle de plateforme, d’intermédiation et de simplification des rapports.

“Pour une plateforme web ou une app mobile, qu’il s’agisse d’un store de cas virtuels dédiés à la formation en santé tel que MedicActiV ou d’un tout autre service, il est nécessaire de penser global, d’avoir une vision internationale dès la conception” indique Ronan Le Quéré avant de poursuivre “Un marché local, à l’exception peut-être des marchés américain, chinois ou indien, est bien souvent trop restreint pour atteindre une taille critique permettant de rentabiliser la R&D, pérenniser la plateforme, développer de nouveaux services… Il suffit de voir les acteurs israéliens de la e-santé, la taille très restreinte de leur marché domestique leur impose une vision globale”.

medicactiv MedicActiV : l’exemplarité d’une plateforme pensée global au-delà de la scalabilité

Cette vision ne se suffit pas à elle-même. Penser « scalabilité technologique » est une chose, il faut toutefois développer en fonction du multilinguisme, des spécificités réglementaires, culturelles et donc autour de solutions ouvertes…

Pour Ronan Le Quéré :

L’approche culturelle est souvent négligée, pourtant elle est indissociable de la réussite. On ne peut pas songer à se développer aux Etats-Unis sans avoir une présence locale ; ce qui ne suffira pas pour étendre sa présence sur le continent asiatique qui nécessitera de nouer un partenariat avec un acteur local ”.

La France, à travers les acteurs de la FrenchTech, les startups, mais également les acteurs académiques, les pôles de recherche, de compétitivité, dispose d’un savoir-faire réel en esanté. Le marché ou plutôt les publics naturels des startups de la e-santé françaises sont dans l’Hexagone. Mais cette capacité d’innovation doit également résonner au-delà des frontières de l’Hexagone, car de réelles opportunités de développement s’y trouvent.

Le dynamisme entrepreneurial français est une réalité. De plus, en santé et tout spécialement en e-santé, nous bénéficions d’un contexte extrêmement favorable. Notre modèle solidaire, d’égalité d’accès à des soins de qualité, est connu. À travers ce modèle, nous avons donc une approche très démocratique de la santé et c’est cette culture que nombre de pays peuvent venir chercher dans nos solutions. La signature de SimforHealth – Virtual solutions for medical education – illustre parfaitement cet état de fait. La santé de demain se base et se développe avant tout sur l’éducation. Celle des professionnels de santé, des patients, de tous” spécifie le Directeur général de Interaction Healthcare

SimforHealth. SimforHealth et l’international : une réalité

Penser global est donc une nécessité. Faut-il pour autant aborder les marchés étrangers dès le démarrage de l’activité ?

“À ce niveau, je n’ai pas de conseils spécifiques à délivrer, chaque modèle de startup est différent et chaque produit ou service a son propre rythme” précise Ronan Le Quéré tout en indiquant “pour SimforHealth, notre parti-pris est clair : avoir des ambitions tout en étant humble. Autrement dit, il faut savoir écouter les marchés puis agir et donc avoir validé son modèle sur son marché domestique. Notre sélection par Medicine X entre parfaitement dans cette démarche. C’est l’un des principaux lieux où se dessine le futur de la médecine. En participant à une table-ronde mais également en permettant aux congressistes internationaux présents de tester en situation réelle MedicActiV, la 1re plateforme de simulation numérique dédiée à la formation en santé, nous bénéficions rapidement de retours de haut niveau permettant de bâtir des contacts sur le long terme”.

Anticiper, écouter et s’adapter aux marchés sont donc des éléments clés de la réussite sur les marchés internationaux.

jerome-leleuJérôme Leleu, le CEO de Interaction Healthcare, en charge du développement stratégique de SimforHealth, précise ces propos :

“Effectivement, il est souvent nécessaire de rechercher des investisseurs de niveau international pour se déployer de façon globale. Toutefois, et notre dernier tour de table de 5 millions d’€ en est la preuve, les investisseurs français sont prêts à accompagner les PME innovantes à forte croissance dans les phases exploratoires et d’ouverture des marchés. L’international ne doit pas être un objectif en soi. Il doit s’intégrer dans un projet global, avec une forte croissance prévisionnelle et des bases solides. C’est ce qui fait la force de SimforHealth et toute notre spécificité”.

*Retrouvez SimforHealth sur Stanford Medicine X

Vendredi 16 septembre 2016, 14h40 / 15h40 (horaires US) Démonstration de MedicActiV par Clément Goehrs, médecin spécialiste en santé publique au CHU de Bordeaux et Ronan le Quéré, Directeur Général de Interaction Healthcare – SimforHealth.

Samedi 17 septembre 2016, 10h55, LK3 (horaire US) Session “Imagine the Future of Health Care Spaces”, table-ronde “Will most digital health start-ups go global, or even Trans-Atlantic? How should they raise the funds to do so?”, présidée par Denise Silber, Basil Strategies avec la participation de Ronan Le Quéré, Directeur général Interaction Healthcare, Dr. Frank Antwerpes fondateur de DocCheck et de Guano, Michael Seres, fondateur de 11Health.

À propos de SimforHealth – SimforHealth, le département de simulation numérique en santé de Interaction Healthcare, est un éditeur reconnu de solutions numériques innovantes pour la formation initiale et continue des professionnels de santé. Consultations virtuelles, simulateurs en 3D temps réel, réalité virtuelle, les équipes de SimforHealth proposent des solutions immersives et interactives pour l’apprentissage. Développée au sein de SimforHealth, MedicActiV est par exemple la première plateforme numérique à proposer des cas cliniques virtuels. Ils permettent d’une part, à tous les professionnels de santé d’acquérir des connaissances en formation initiale ou continue et d’autre part aux établissements d’enseignement en santé de créer et diffuser leurs propres cas cliniques. En veille continue sur les nouvelles technologies, les équipes médicales et les experts SimforHealth en simulation ont déjà formé plus de 22 000 professionnels de santé dans le monde et s’engagent à respecter le principe éthique « Jamais la première fois sur le patient ».

interactionhealthcarePrésent à Bordeaux, Paris, Montréal et Rouen, Interaction Healthcare, lauréat du Deloitte In Extenso Technology Fast 50 France, a été identifiée par le réseau BPI France Excellence comme l’une des 2 000 entreprises françaises les plus innovantes et est 256ème au classement européen des entreprises de croissance sur les 5 dernières années.

Afin de déployer MedicActiV à l’international et asseoir sa croissance, + 25 % en 2014, + 40 % en 2015, Interaction Healthcare a clôturé, début mai 2016, un tour de table d’un montant de 5 millions d’€ pour construire le futur de la formation numérique en santé en s’appuyant sur l’expertise de son département dédié, SimforHealth. www.simforhealth.fr & www.medicactiv.com

medicinexÀ propos de Stanford Medicine X – Le congrès Medicine X se veut un catalyseur pour de nouvelles idées sur l’avenir de la médecine et des soins de santé. L’initiative explore la façon dont les nouvelles technologies feront progresser la pratique de la médecine, amélioreront la santé, et permettront aux patients de participer activement à leurs propres soins. Le «X» est destiné à encourager la réflexion au-delà des chiffres et des tendances. Il représente les possibilités infinies pour les technologies d’information actuelles et futures d’améliorer la santé. Dirigé par le Dr Larry Chu, professeur agrégé d’anesthésie, médecine X est un projet du Lab Stanford AIM. http://medicinex.stanford.edu/

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